La faune

Les falaises sont fréquentées toute l’année par différentes espèces d’oiseaux, dont certains sont faciles à observer comme le goéland leucophée (Larus michahellis) et le pigeon biset (Columba livia), d’autres bien plus difficilement comme le martin pêcheur (Alcedo atthis), le puffin cendré (Calonectris diomeda), le merle bleu ou monticole (Monticola solitarius). Les nombreuses anfractuosités de la falaise y sont des lieux de nidification rêvés. Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est présent toute l’année et peut être observé aisément grâce à son vol stationnaire caractéristique qui lui permet de scruter le sol puis de plonger en piqué sur une proie. Plus rarement, on peut aussi observer le faucon pèlerin (Falco peregrinus), fréquentant les parois verticales les plus isolées.

Sur les murs de pierre sèche et dans les rocailles, on peut trouver la lucertole de Wagler (Podarcis wagleriana), lézard endémique de la Sicile. Le mâle présente un épiderme dorsal vert brillant tandis que la femelle est vert-olive. Tous deux ont des bandes latérales claires. Par contre, dans les zones plus herbeuses, on rencontre la lucertole commune (Podarcis sicula), qui ne possède pas les mêmes aptitudes à grimper et dont le dos est couvert de taches noires sur fond vert.

Autre reptile présent, encore qu’en plus petit nombre, la couleuvre verte (Hierophis viridiflavus) qui, en Sicile, est le plus souvent quasi noire de dos à l’âge adulte.

Du printemps à l’automne, de nombreux papillons butinent les fleurs de la falaise, en particulier les pavots, les statices ou lavandes de mer et les lotiers. Relevons notamment l’azuré de la bugrane (Polyommatus icarus), le cuivré commun (Lycaenas phlaeas), la zygène de la filipendule (Zygena filipendula), liée en particulier aux statices, et le souci (Colias crocea).

La faune du maquis est nettement plus variée que celle des falaises. L’oiseau le plus représentatif du maquis est sans conteste la fauvette mélanocéphale (Sylvia melanocephala) qui nidifie dans les arbustes toujours verts. D’autres passereaux très présents sont le chardonneret élégant (Carduelis carduelis), le cochevis huppé (Galerida cristata) facilement reconnaissable à sa tête crêtée, le traquet pâtre (Saxicola torquata), le merle (Turdus mérula) au chant mélodieux, la fauvette à lunettes (Sylvia conspicillata) et le moineau italien (Passer domesticus italiae).

Les milieux côtiers sont fort importants, non seulement pour les oiseaux sédentaires, mais aussi pour les migrateurs. Lors de leurs passages, tant au printemps qu’à l’automne, il est possible d’observer le grand cormoran (Phalacrocorax carbo), le héron cendré (Ardea cinera) ou l’aigrette garzette (Egretta garzetta), se posant un moment sur les rochers ou sur l’ancienne tour d’observation. De nombreux vols en formation d’anatidés et de grues cendrées passent aussi à basse altitude au-dessus de la réserve. Dès le printemps nous y entendons –avant de la voir- la huppe fasciée (Upupa epops) et assistons aux ballets aériens du martinet noir (Apus apus), du martinet pâle (Apus melba), de l’hirondelle de cheminée (Hirunda rustica) et de l’hirondelle de fenêtre (Delichon urbica). En automne et en hiver, le maquis est plutôt fréquenté par le rouge-gorge (Erithacus rubecola), l’étourneau (Sturnus vulgaris) et la bergeronnette grise (Motacilla alba alba).

Parmi les mammifères vivant ici, nous avons le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) qui creuse son terrier, ainsi que le hérisson (Erinaceus europaeus). La nuit sera peuplée de nombreux petits rongeurs invisibles de jour.

Du côté des invertébrés, le maquis constitue un milieu bien approprié aux coccinelles (Coccinella sp. pl.), le gendarme (Pyrrhocorus aptera), le grillon champêtre (Gryllus campestris) et l’argiope fasciée (Argiopa fasciata).

Aperçu de la faune du cap Rama

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